lundi 4 août 2014

Les habitudes des couples heureux

Est-ce qu’il y a des habitudes qui rendraient les couples plus heureux que d’autres? Il semblerait que oui. Voici des comportements qui augmenteraient vos chances de réussite en amour.
Ils passent du temps ensemble
«On a remarqué que les couples heureux à long terme passaient en moyenne cinq heures en tête à tête par semaine», explique le psychologue et auteur Yvon Dallaire. Ce temps comprend les moments que les partenaires passent ensemble le matin avant de partir au travail de même que les échanges le soir lorsqu’ils se racontent leur journée. Il inclut aussi les balades romantiques et les soupers au restaurant la fin de semaine.
Ils se touchent
Les couples heureux se touchent également au moins cinq minutes par jour dans un contexte autre que sexuel. «Ils se font des caresses avant de se quitter, se touchent lorsqu’ils passent l’un à côté de l’autre et se collent lorsqu’ils regardent la télévision.»
Ils se concentrent sur le positif
Lorsqu’ils sont ensemble, les membres des couples heureux passent plus de temps à évoquer leurs bons souvenirs et à préparer des projets d’avenir qu’à s’attarder au négatif ou à ce qui ne va pas dans leur union.
Ils se complimentent
«Les couples heureux se disent aussi cinq à dix fois plus de compliments que de reproches que les couples malheureux», ajoute le psychologue.
Ils se mettent d’accord pour vivre avec les désaccords
«La majorité des couples pensent qu’en communicant, ils vont arriver à être d’accord, alors que les couples heureux se mettent d’accord pour vivre les désaccords. Ils trouvent des ententes gagnantes-gagnantes plutôt que d’essayer de convaincre l’autre d’adopter leur point de vue à tout prix», explique Yvon Dallaire.
Ils ne cherchent pas à changer l’autre
Autre élément qui les distingue: ils ne cherchent pas à changer leur partenaire. «Ils mettent davantage l’emphase sur les forces de chacun plutôt que sur les faiblesses. Si on exploite les forces de chacun, on a plus de chances d’être heureux que si on essaie d’améliorer et de changer l’autre», dit le psychologue.
Ils s’appuient dans leurs projets
Enfin, les couples heureux sont fidèles, partagent la même philosophie de vie et les mêmes objectifs et s’appuient mutuellement dans leurs projets.«Chacun n’est pas obligé d’embarquer dans le projet de l’autre, mais ils s’appuient. Ils laissent par ailleurs du temps à l’autre pour réaliser ses projets personnels.»

jeudi 28 novembre 2013

Le secret de la longévité dans un couple | Emma Seppala, Ph.D

Selon Adam Grant, le plus jeune professeur titulaire de l'université Wharton et auteur de Donnant donnant : quand générosité et entreprise font bon ménage (à paraître le 29 novembre en France), les gens se divisent en trois catégories : les "donneurs", les "preneurs" et les "échangeurs". Bien que le livre de Grant soit écrit pour des professionnels, ses théories s'appliquent aussi merveilleusement bien aux relations amoureuses. La catégorie à laquelle vous appartenez peut en effet déterminer le succès et le bonheur de votre couple.
Par exemple, avez-vous déjà connu une relation amoureuse dans laquelle vous aviez le sentiment de ne pas être à la hauteur ? Un/e partenaire a-t-il/elle déjà profité de vous ? Avez-vous déjà eu l'impression de tout donner à quelqu'un et de finir vidé/e par cette relation ? Si oui, il se peut qu'en termes de relations amoureuses, vous fassiez partie des "donneurs".
Il est cependant intéressant de noter que si être un donneur a ses inconvénients, les donneurs sont aussi les partenaires les plus attirants et ceux qui auront le plus de chances d'avoir une relation à long terme. Une étude portant sur le trait de caractère le plus valorisé chez un partenaire amoureux a ainsi établi que la gentillesse fait partie des traits les plus appréciés, autant par les hommes que par les femmes. Les donneurs seront plus enclins à se montrer tendres, l'une des caractéristiques pour réussir sa relation amoureuse à long terme (comme je le décris dans cet article), sans parler de leur propre longévité.
Afin de déterminer où vous vous situez et la meilleure façon de gérer vos relations avec les autres, voici un résumé des trois types de partenaires amoureux.
Les donneurs sont des gens dont le principal moteur est de prendre soin des autres, de s'assurer qu'ils vont bien et de donner aux autres et à la société. Dans une relation amoureuse, certains pensent sans cesse à des cadeaux pour leur partenaire, prennent les intérêts de ce dernier en considération, et pensent toujours : "Que puis-je faire d'autre pour toi ?" Ce sont des personnes assez formidables. Comme le mentionne Grant dans son livre, tout le monde aime être entouré de donneurs car ils sont toujours heureux de donner et de penser aux autres.
Les donneurs finissent souvent par penser qu'il y a quelque chose qui ne va pas chez eux parce qu'ils sont malheureux en amour. Ce sont eux qui pensent qu'ils ne méritent pas d'être aimés ou appréciés parce qu'ils prennent la responsabilité du bon fonctionnement du couple (au lieu de rejeter la faute sur leur partenaire). S'ils ne reçoivent pas en retour le soutien dont ils ont besoin dans la relation amoureuse, ils peuvent finir en burn-out et épuisés du fait de donner sans arrêt.
Les échangeurs ont tendance à conserver un certain équilibre dans la relation amoureuse. Quand les échangeurs donnent, ils s'attendent à recevoir quelque chose en retour. Quand ils reçoivent quelque chose, ils ont le sentiment qu'ils doivent donner à leur tour. Les échangeurs sont ceux qui tiennent les comptes et qui considèrent, d'une certaine façon, la relation comme une transaction commerciale. Ce sont ceux qui sont les plus enclins à dire des choses comme : "J'ai fait ça pour toi, mais tu n'as pas fait ça pour moi", ou : "Tu as payé ça, donc je vais payer ça".
Quant aux preneurs, voilà tout ce qu'ils sont : des preneurs. En général, ils traitent les gens bien si et quand ces gens peuvent les aider à atteindre leurs buts. Grant souligne d'ailleurs de façon intéressante que souvent, sur le papier, ils semblent être les personnes les plus charmantes et les plus charismatiques. Ils savent comment caresser les gens dans le sens du poil et séduire, mais derrière les apparences, ils sont motivés par leurs propres intérêts. Vous pouvez reconnaître un preneur à sa façon de mal traiter les gens dont il pense qu'ils ne lui sont d'aucune utilité. Vous savez que vous entretenez une relation avec un preneur lorsque vous vous sentez complètement vidé de ce que vous possédez, que ce soit de l'argent, de l'affection, du temps, etc. Une fois que le preneur a obtenu tout ce qu'il voulait de vous, vous serez peut-être relégué à la sphère sans importance de sa vie. La première chose qui compte à leurs yeux : eux-mêmes.
Alors, qui a le plus de succès et qui en a le moins ?
Grant fait remarquer ce point fascinant au sujet des trois catégories, à savoir que les plus heureux et ceux qui ont le plus de succès sont les donneurs. En ce cas, qui réussit le moins ? Ce sont toujours les donneurs ! Pourquoi ? Les donneurs qui ont appris à manœuvrer avec succès dans un monde d'échangeurs et de preneurs s'en sortent très bien. Tout le monde aime les donneurs, leur fait confiance, et les soutient quand ils en ont besoin. Alors pourquoi les donneurs sont aussi ceux qui réussissent le moins ? Parce que certains donneurs ne savent pas comment manœuvrer dans ce monde, conséquence de quoi on finit par profiter d'eux. Si vous êtes un donneur, cela a dû vous arriver au moins une fois professionnellement et personnellement.
Imaginez une relation entre un donneur et un preneur ? Elle finit avec un donneur complètement vidé, ayant peut-être dépensé ses économies, son temps et son énergie pour quelqu'un qui n'a jamais cessé de lui réclamer plus ou qui a à peine répondu aux besoins de son partenaire (à moins qu'il ne le fasse temporairement parce que c'est dans son intérêt à ce moment-là)
Qu'est-ce qui fait qu'un donneur va réussir ? Lisez le livre d'Adma Grant pour avoir la liste complète de ses conseils. L'un de ceux qui m'ont frappée était l'idée d'être "un donneur qui a conscience". Conscience de quoi ? Etre conscient que le monde abrite des donneurs, des échangeurs et des preneurs. Observez les gens agir et parler et vous saurez qui est quoi. Quand vous devez gérer une relation amoureuse, amicale ou professionnelle, cherchez à quelle catégorie votre partenaire potentiel appartient et ne vous fiez pas aux premières impressions (n'oubliez pas que les preneurs sont de grands charmeurs au premier abord). Mais encore ? Dans une relation non amoureuse, vous pouvez gérer des échangeurs et les preneurs en adoptant l'attitude d'un échangeur (je sais, c'est difficile à faire pour un donneur) ! Commencez à parler ainsi : "Ok, nous sommes d'accord, vous faites ça et en échange je ferais ça."
Quid des relations amoureuses ? J'ai échangé avec Adma Grant en écrivant cet article et il a donné le conseil suivant sur les relations à long terme : dans les relations qui marchent le mieux, les deux partenaires sont des donneurs. En d'autres termes, quand une relation amoureuse fonctionne, les échangeurs et les preneurs se focalisent sur le fait de donner. Les deux partenaires donnent peut-être de façon différente, mais ils ont envie de se soutenir l'un l'autre sans attendre quoi que ce soit en retour. Cela dit, quand les choses deviennent plus déséquilibrées, je pense qu'on devient tous des échangeurs. » Imaginez une relation dans laquelle les deux partenaires cherchent sans cesse à satisfaire les besoins de l'autre. Où, en cas de dispute, les deux sont les premiers à dire "Je suis désolé/e, c'est de ma faute." Où chacun vit sa vie en ayant les intérêts de l'autre en tête. Il faut croire que les échangeurs et les preneurs sont aussi à la recherche de donneurs, donc si vous êtes un donneur, assurez-vous d'en trouver aussi un pour vous parce que vous le méritez bien.
Si vous vous reconnaissez comme un échangeur ou un preneur, pour commencer, félicitations : c'est très bien d'être honnête avec vous-même. Bien sûr, en raison des qualités affectueuses et serviables du donneur, c'est aussi dans votre intérêt d'avoir un partenaire qui en est un. Cependant, j'aimerais que vous considériez deux choses :
Tout d'abord, les donneurs ne seront jamais complètement heureux, à moins que vous ne les souteniez comme eux-mêmes vous soutiennent. Ils finiront peut-être par se sentir épuisés, voire s'en iront. Lors d'une récente étude d'Amie Gordon de l'Université de Californie-Berkeley, ceux qui ont connu plus de gratitude dans leur relation se sont aussi sentis plus proches de leur partenaire, plus satisfaits de la relation, et ont eu tendance à s'engager dans des comportements plus constructifs et plus positifs à ce niveau. En définitive, pour avoir une relation satisfaisante, il vous faudra vouloir rendre votre partenaire heureux et le soutenir en retour.
Ensuite, comme le souligne clairement le livre de Grant, les donneurs sont ceux qui réussissent le mieux et qui sont les plus heureux si on ne profite pas d'eux. De nombreuses recherches montrent désormais qu'un mode de vie privilégiant la gentillesse et l'entraide apporte un sentiment d'accomplissement plus profond, ainsi que santé et bonheur. Si vous voulez être heureux et avoir du succès, il vous revient donc d'être ou de devenir un donneur.
© 2013 Emma Seppala, Ph.D.
www.emmaseppala.com


jeudi 14 février 2013

Le Grand Amour


Un texte écrit par la sexologue québécoise Jocelyne Robert.
Quand j'ai le sentiment que mon amant s'émeut de caresser ma peau, je me sens désirée et désirable.
Quand j'ai le sentiment qu'il caresse mon cœur lorsqu'il caresse ma peau, je me sens aimée .
L'amour, c'est plus que de l'affection saupoudrée de désir. C'est une participation de l'être tout entier.
Amour et érotisme poursuivent une fin commune : exalter le plaisir, livrer du bonheur, insuffler du sens à la vie. Pour plusieurs, le sentiment amoureux vient cautionner le désir. Ce qui n'empêche pas la sexualité, librement consommée, sans aromates amoureuses, d'être un mets qui se laisse goûter... À n'importe quel âge de la vie, un puissant désir érotique se confond aisément avec l'état amoureux. ​​
L'amour, c'est ce sentiment, convoité et glorifié, qui pousse à créer des liens, à partager l'intimité, à se solidariser. Il s'installe quand l'autre devient unique et qu'on est pris d'une irrésistible envie de le traiter de manière privilégiée.
L'amour, c'est aussi une vérité toute subjective, une création de l'esprit. Le seul, le très grand amour est l'amour imaginaire, celui après lequel on court toute sa vie, parfois même à l'intérieur d'un engagement au long cours. Aucune alliance, érotique ou amoureuse, ne peut traverser le temps sans la participation de l'imaginaire. L'amour a soif d'imaginaire. L'en priver c'est le condamner.
L'idée si répandue aux quatre vents selon laquelle l'amour ne dure pas, s'étiole après deux ou trois ans, se transforme forcément en tendresse, en attachement, en habitude routinière voire en platitude, m'énerve au plus haut point! Pourquoi cette exaspération? Simple: cette idée a tout faux. Et parce qu'elle a tout faux, elle fausse tout.
L'amour ne se tarit jamais, ne s'écluse jamais. Si c'était l'amour qui se tarissait, on ne le transposerait pas inlassablement d'un bien-aimé à l'autre. C'est la personne aimante, le véhicule de l'amour qui a des ratés, qui s'assèche ou met le cap vers une nouvelle destination. Ça n'est donc pas l'amour qui se raréfie forcément mais notre propre capacité d'aimer, notre aptitude à le syntoniser .
On attend l'amour benoîtement, dans sa bulle, plutôt que de le convoquer, de l'inviter, d'aller à sa rencontre, de l'attirer à soi. Parfois, il surgit et au lieu de l'agripper, d'entrer dans la parade amoureuse, on le regarde passer, figé comme un spectateur apeuré. Par ailleurs, d'autres fois, on le saisit puis on s'empresse de le mettre sous globe pour ne pas qu'il nous échappe. L'erreur est commune: on l'enferme dans une cage, oubliant qu'il ne peut vivre et s'épanouir que dans la liberté. Le propre de l'amour c'est d'être libre et la plus sûre façon de le perdre est de le mettre en cage.
Il est impossible d'aimer, de désirer longtemps une personne qui ne nous étonne pas, qu'on n'admire pas, qu'on a classé parmi nos biens et meubles.
Le désir brut convie à une petite promenade rafraîchissante.
L'amour, à condition qu'il soit libre, c'est à dire qu'il soit vécu et éprouvé, chaque jour et chaque seconde, comme pouvant nous échapper, invite à une longue traversée bien parfumée.
Dommage que l'on attende parfois d'être vieux, vieille, pour faire l'amour comme si c'était la dernière fois.


dimanche 27 janvier 2013

Relation de Couple


Les huit règles à suivre pour avoir une belle relation amoureuse



Une vie de couple saine est un facteur déterminant pour favoriser le bien-être de l’être humain. Mais comme tous les autres critères de santé, elle nécessite quelques petits efforts.

Par Marcia Kaye, Association médicale canadienne - www.canadian-health.ca

Si l’on vous demandait quels sont les critères d’une bonne santé physique, vous répondriez spontanément : bien manger, faire de l’exercice et ne pas fumer. Mais pourriez-vous énumérer aussi facilement les règles d’une bonne relation amoureuse ? Peut-être que non. Une saine relation de couple est pourtant le but recherché par tous les êtres humains; ce sont les moyens d’y parvenir qui nous échappent, comme l’indique le taux de divorce au Canada (38 %), où la province de Québec arrive en tête avec un taux de divorce avoisinant les 50 %.

En dépit du rôle fondamental que peuvent jouer les relations amoureuses dans nos vies, les moyens d’y parvenir et de maintenir la qualité de la relation ne sont pas innés. On ne les apprend pas à l’école, ils ne sont pas transmis de génération en génération, surtout quand nos parents eux-mêmes ont vu leur mariage prendre fin dans une cour de justice.

Cette situation, cependant, n’a rien d’immuable, car les bonnes relations conjugales ne sont pas tributaires de la chance, du hasard ou des circonstances, mais plutôt le résultat d’un travail patiemment réalisé. « La relation amoureuse est l’œuvre de deux personnes et c’est à chacune d’elles de créer une relation qui réponde à ses aspirations », d’affirmer Shirley Vollett, une consultante spécialisée en relations de couples de North Vancouver.

« Cela demande, toutefois, certaines habiletés », d’ajouter Phillis Willer, spécialiste en thérapie individuelle ou de couple. « Une fois ces habiletés acquises, il s’agit ensuite d’établir des priorités au sein du couple et de mettre nos connaissances à contribution. » Bien que l’on entende souvent dire que les relations de couple impliquent des efforts, on n’en est quand même pas aux travaux forcés ! « Vous devez constamment investir de l’énergie dans votre relation, mais sans jamais avoir l’impression qu’il s’agit d’une corvée. » Voici huit règles simples qui vous aideront à bâtir une relation saine avec votre conjoint(e). Comme vous le constaterez, ces règles sont vraiment simples; le défi, pour le couple, est que chacun ait le désir sincère de les mettre en application.

1 Apprenez à vous connaître

Il est prioritaire de bien connaître vos valeurs fondamentales, soit les choses qui sont les plus importantes pour vous. Par exemple, si vous voulez absolument avoir des enfants et que vous fréquentez quelqu’un qui n’en veut pas ou ne peut pas en avoir, vous pourriez être confronté(e) à quelques problèmes en cours de route. Il pourrait y avoir aussi, parmi vos valeurs fondamentales, des priorités d’ordre financier, religieux ou spirituel, l’engagement dans une carrière ou même le besoin de vivre en ville plutôt qu’à la campagne ou inversement.

Apprenez à vous connaître
Illustration: Scott Thigpen
Quant aux célibataires qui sont à la recherche d’un compagnon ou d’une compagne de vie, Madame Vollett les incitent à se demander quels sont les points sur lesquels ils ne sont pas prêts à faire des concessions. Cela ne signifie pas que les conjoints doivent être pareils — des talents et des antécédents différents peuvent, au contraire, favoriser l’attirance d’une personne vers une autre — mais les gens dont les valeurs fondamentales présentent des similitudes ont de meilleures chances de bâtir une relation de couple solide que ceux qui ont peu de choses en commun.

2 Prenez conscience que vous êtes des alliés, non des adversaires !

Prenez conscience que vous êtes des alliés, non des adversaires !
Illustration: Scott Thigpen
Dans un couple, chacun devrait être le complice de l’autre plutôt que son rival. La relation de couple fondée sur les rapports de force a pour effet de produire un gagnant et un perdant, ce qui ne conduit jamais à une relation saine. C’est un principe vital que vous devez toujours garder à l’esprit lorsque les circonstances de la vie vous dressent l’un contre l’autre.

Phillis Willer nous relate le cas particulier d’un couple qu’elle a reçu récemment en consultation. Ils étaient toujours en train de se chamailler pour des banalités. Dans le cadre de leur dernière discorde, la femme, à la maison pendant la sieste du bébé, a téléphoné à son mari pour lui demander de conduire leur fille de huit ans à son cours de danse de l’après-midi. La demande a provoqué les protestations du mari, un chef d’entreprise qui ne peut se permettre de perdre deux heures de travail qu’il serait obligé de reprendre pendant le week-end. « Je leur ai fait comprendre qu’ils n’avaient pas de buts divergents, mais bien un objectif commun : le mieux-être de leur famille », de dire Madame Willer. Ils ont réalisé qu’ils étaient tous deux membres à part égale d’une même équipe et qu’il y avait une solution à leur problème : inscrire leur fille à des cours de danse de fin de semaine.

3 Cessez de blâmer l’autre

Voici une situation fréquente chez les couples : lui aurait le goût de faire l’amour, mais elle, éreintée par sa journée au bureau, par les tâches ménagères et par les travaux scolaires des enfants, n’en a pas du tout envie. Alors il se fâche et lui crie : « Tu es toujours trop fatiguée ! » Phillis Willer lui explique alors qu’au lieu de blâmer sa conjointe, il serait bon qu’il prenne conscience de son propre comportement. Par exemple, s’il libérait sa conjointe de certaines tâches ménagères et qu’il prenait la relève auprès des enfants pendant qu’elle se détend en lisant un bon livre ou en prenant un bain chaud, elle serait probablement mieux disposée à avoir des relations intimes avec son conjoint.

Cessez de blâmer l’autre
Illustration: Scott Thigpen
Pour sa part, Madame Vollett nous raconte le cas d’une cliente qui se sentait brimée dans ses relations conjugales, reprochant à son conjoint de ne pas lui permettre de prendre du temps pour elle-même. Madame Vollett a demandé à la femme : « Lorsque vous avez besoin de temps pour vous-même, votre conjoint apporte-t-il des objections ? » La cliente a pris le temps de réfléchir un instant avant de répondre : « Non, il n’a pas de problème avec ça. Je crois que c’est moi qui me sens coupable de demander du temps pour moi. » Shirley Vollett a alors fait comprendre à sa cliente que le problème ne venait pas de son conjoint mais de sa difficulté à elle d’exprimer clairement ses besoins. La cliente a fait des efforts dans ce sens et le couple est toujours ensemble.

4 Exprimez-lui votre appréciation

Quand c’est toujours la même personne qui paie les factures, qui vide le lave-vaisselle ou qui se rend chez le mécanicien pour les changements d’huile, l’autre finit parfois par trouver cela tout naturel et par oublier d’exprimer son appréciation. Cela peut provoquer un sentiment de frustration chez votre partenaire qui pourrait croire que vous le (la) prenez pour acquis(e). « En consultation, je recommande aux couples de verbaliser leur appréciation », de dire Madame Willer, qui a elle-même avec succès mis cette habitude en pratique pendant 30 ans dans sa propre vie de couple, qui s’est terminée brutalement il y a trois ans, lorsque son conjoint a succombé à une crise cardiaque. « Tous les jours, nous exprimions l’un à l’autre notre reconnaissance pour les choses que nous accomplissions. Par exemple, jamais on ne ratait une occasion de se dire « merci » quand l’un de nous deux allait reconduire les enfants au match de hockey, et d’exprimer l’un et l’autre le bonheur que nous avions de vivre ensemble. Les gens ne lisent pas dans les pensées, alors comment pourraient-ils deviner ce que vous ne leur dites pas ?

5 Témoignez-vous un respect mutuel

Témoignez-vous un respect mutuel
Illustration: Scott Thigpen
Parfois, les conjoints se parlent avec moins de respect qu’ils ne le feraient s’ils s’adressaient à des collègues de travail ou à des étrangers. Les insultes, les blasphèmes, le mépris et la moquerie peuvent avoir un effet dévastateur sur les relations de couple, et cela même si c’est involontaire. « Quand j’ai commencé à m’observer, je me suis rendu compte que lorsque j’étais en colère ou contrariée, j’avais tendance à tenir des propos sarcastiques », nous dit Madame Vollett, qui est mariée depuis 21 ans. C’est en prenant conscience de son propre comportement qu’elle a réalisé qu’il suffisait de faire des petits efforts pour l’améliorer.

Les gens s’imaginent souvent que, quelle que soit la manière dont ils traitent leur partenaire, ce dernier ou cette dernière ne les quittera jamais, mais ils se leurrent. « Après plusieurs années de domination, de brutalité ou de manque de respect, une personne peut décider qu’elle en a assez et qu’elle ira faire sa vie ailleurs », de dire Phillis Willer. Cela peut représenter un réveil brutal pour la personne qui, à tort, y a vu là une décision « soudaine » de son conjoint ou sa conjointe.

6 Acceptez les différences entre votre conjoint(e) et vous

Trop souvent, nous essayons de changer notre conjoint pour qu’il devienne notre copie conforme. Bien que les gens puissent changer, ils doivent toujours le faire selon leurs propres critères. Et même à ces conditions, il n’est pas garanti qu’ils se plient à nos exigences. Ce qui est garanti, toutefois, c’est que vous vous rendrez malade à essayer de changer l’autre !
Acceptez les différences entre votre conjoint(e) et vous
Illustration: Scott Thigpen

Phillis Willer nous donne ici l’exemple du couple mal assorti par excellence : une femme négligente et totalement désorganisée et un homme tellement ordonné que ses chemises sont rangées par couleur dans la penderie ! Ces grandes disparités ont donné lieu à des frictions au début de leur union, mais maintenant ils ont tous les deux compris qu’aucune méthode n’est meilleure que l’autre et que ni elle ni lui ne changera jamais. Leur solution : le mari réserve sa passion du rangement pour son bureau du centre-ville et, une fois par semaine, une femme de ménage vient nettoyer la maison, ce qui est moins coûteux qu’une thérapie de couple !

7 Partagez le pouvoir avec l’autre

Il est naturel, mais non réaliste, de croire que l’on peut faire toujours les choses à sa manière. Dans une relation saine, chaque conjoint doit pouvoir céder de temps à autre une partie de son besoin de contrôle au profit de l’autre ou du couple. Une relation saine implique des compromis, de la collaboration et de la négociation, des qualités que l’on manifeste dans le cadre du travail, mais que l’on abandonne trop souvent dans le cadre de la vie personnelle.

Prenons l’exemple de Monsieur Bricole qui s’entête à accrocher son blouson et son casque de moto à la patère qu’il a lui-même fixée au mur du vestibule. Ce faisant, il a endommagé le superbe papier peint antique en relief orné de fleurs de lys. Sa femme, exaspérée, lui dit qu’elle ne rêve que d’une chose : arracher la patère et lui en asséner des coups sur la tête !

Le meilleur moyen de régler ce genre de conflit serait, pour elle, de reconnaître que son conjoint a besoin d’un endroit pour ranger ses affaires et d’apprécier les efforts qu’il a faits pour régler son problème. Il faudrait, ensuite, qu’elle puisse gentiment faire comprendre à sa douce moitié que cette patère n’est pas la solution idéale, puis de chercher une idée originale pour remédier à la situation. Et Shirley Vollett d’ajouter : « Proposez-lui de faire de la place dans un placard pour ses effets personnels. Il pourrait alors vous revenir avec une contre-proposition, comme d’installer la patère sur un mur où il n’y a pas de papier peint. » Si vous êtes aussi soucieuse du bien-être de votre conjoint que du vôtre, vous trouverez sûrement une solution qui vous convient à tous les deux.

8 Prenez le temps de vous ressourcer

Prenez le temps de vous ressourcer
Illustration: Scott Thigpen
La relation de couple est comme un être vivant : elle mourra si on n’en prend pas soin. On doit donc y consacrer tous les jours un peu d’attention. Prenez au moins 15 minutes par jour pour prendre, en couple, une tasse de thé ou un verre de vin, pour faire ensemble un peu de marche ou de course à pied, ou pour converser au téléphone sans être interrompus. Profitez-en pour échanger quelques banalités du quotidien : la coupure que vous vous êtes faite avec du papier, le B+ obtenu par votre fils à l’examen de mathématiques ou les exploits du nouveau chien des voisins. Efforcez-vous d’être à l’écoute de votre conjoint lors de vos conversations.

Bien qu’ils n’aient rien de renversants en soi, ces échanges anodins, mais réguliers, agissent comme du ciment sur la relation. Si vous pouvez aussi réserver quelques heures par semaine à votre couple, un week-end occasionnel en amoureux ou des vacances annuelles, ce serait encore mieux. « L’important est que vous puissiez non seulement vous détendre ensemble, mais rêver ensemble », de conclure Madame Vollett.

Comment se porte votre relation de couple ?

À l’instar de la santé physique, la relation de couple peut être évaluée selon un large spectre, qui va de la vie conjugale idyllique jusqu’à la relation abusive. Les relations de couple sont complexes et comportent de multiples facettes, dont certaines plus positives que d’autres.
Évaluez la qualité de votre relation de couple en répondant par « oui » ou par « non » aux questions suivantes. Dans votre relation :
  • Vous sentez-vous libre de vous exprimer ?
  • Sentez-vous que votre conjoint(e) est à votre écoute ?
  • Vous sentez-vous appuyé(e) et encouragé(e) dans vos projets ?
  • Respectez-vous et admirez-vous votre conjoint(e) ?
  • En retour, avez-vous l’impression que votre conjoint(e) vous respecte et vous admire ?
  • Vous sentez-vous énergisé(e) et réconforté(e) dans votre relation de couple ?
  • Partagez-vous le pouvoir avec votre conjoint(e) ?
  • Croyez-vous ce que vous dit votre conjoint(e) et avez-vous confiance en lui (en elle) ?
  • Considérez-vous que votre relation de couple a des répercussions positives et enrichissantes dans votre vie ?
Si vous avez répondu « oui » à au moins cinq de ces questions, félicitations ! Votre relation de couple semble jouer un rôle favorable dans votre vie, selon les spécialistes en relations de couple Shirley Vollett et Phillis Willer.

Posez-vous maintenant les questions suivantes :
  • Votre relation de couple draine-t-elle beaucoup de votre énergie ?
  • Est-elle une source d’inquiétudes ou de conflits ?
  • Êtes-vous tenté(e) de changer, de sauver ou d’asservir votre conjoint(e) ?
  • Avez-vous l’impression que votre compagne ou compagnon de vie n’est pas à l’écoute de vos besoins et de vos désirs ?
  • Vous sentez-vous contrôlé(e), subissez-vous des contraintes, avez-vous peur ou vous sentez-vous trahi(e) ?
  • Vous méfiez-vous de votre partenaire ou sentez-vous qu’il vous ment ?
  • Avez-vous l’impression de n’avoir aucun pouvoir dans cette relation ?
  • Considérez-vous votre relation de couple comme un élément négatif de votre vie ?
Toutes ces situations représentent des indices d’une relation de couple malsaine. Si vous avez répondu « oui » ne serait-ce qu’à une seule de ces questions — en particulier à l’une des quatre dernières — vous auriez intérêt à consulter un thérapeute, votre médecin ou tout autre professionnel de la santé en qui vous avez confiance.

jeudi 17 janvier 2013

Pour être heureux en couple, il faut d'abord être heureux soi-même
















Deux personnes malheureuses ne peuvent former un couple heureux. Du bonheur de chacun des conjoints dépendra le bonheur conjugal. Cet article du huffingtonpost.fr écrit par Paula Davis-Laack et traitant des dix caractéristiques qui différencient les gens heureux permet de nous situer et de situer notre conjoint(e) ou notre futur(e) conjoint(e) sur  l'échelle du bonheur.
Paula Davis-Laack



Jusqu'à quel point êtes-vous heureux et pourquoi ? C'est une question à laquelle j'ai consacré pas mal de temps, non seulement parce qu'elle concerne ma propre évaluation du bonheur, mais aussi ma famille, mes amis et les personnes avec lesquelles je travaille. Depuis que j'ai obtenu mon diplôme de psychologie positive, j'ai travaillé avec des milliers de gens dans des circonstances très différentes, je les ai observés et j'ai pu constater que les gens heureux ont une façon qui leur est propre d'aborder la vie. Voici ce en quoi ils agissent différemment :

Ils s'entourent d'un fort tissu social. Les gens heureux sont connectés à leurs familles, leurs voisins, leurs lieux de culte et leurs communautés. Ces connexions agissent comme un tampon contre la dépression et créent des liens forts et importants. Le taux de dépression a augmenté dramatiquement durant les 75 dernières années. L'Organisation mondiale de la Santé prévoit que d'ici 2020, la dépression sera la seconde cause de décès dans le monde, touchant près d'un adulte sur trois. Bien que plusieurs raisons peuvent probablement expliquer cette augmentation, l'une des plus importantes pourrait être la déconnexion des gens avec leurs familles et leurs communautés.

Ils s'engagent dans des activités qui conviennent à leurs forces, à leurs valeurs et à leur façon de vivre. Quand on parle de stratégies du bonheur, il n'y a pas qu'une solution qui convienne à tous. De la même façon que vous adaptez vos exercices à votre objectif sportif, les gens heureux agissent en fonction de leurs buts émotionnels. Certaines stratégies connues pour améliorer la joie de vivre me paraissent un peu trop mièvres, mais celles qui marchent le mieux me permettent d'exercer ma bienveillance, d'exprimer ma gratitude, et de m'engager complètement. Le Dr Sonja Lyubomirsky propose dans son livre Comment être heureux et le rester, un merveilleux test d'auto-évaluation permettant de sélectionner les stratégies les plus adaptées à votre tempérament et à vos valeurs.

Ils expriment leur reconnaissance. La gratitude fait du bien au corps. Elle vous aide à mieux gérer le stress et les traumatismes, améliore l'amour propre et l'estime de soi quand vous réalisez combien vous avez déjà accompli, et aide souvent à chasser les émotions négatives. Des recherches ont également indiqué des corrélations entre l'expression d'une force de reconnaissance et le sentiment de satisfaction pour sa vie [1].

Ils abordent la vie de manière optimiste. Les gens heureux contiennent leurs tendances pessimistes de trois façons. Tout d'abord, ils concentrent leur temps et leur énergie sur ce qu'ils peuvent contrôler. Ils savent comment passer à autre chose si certaines stratégies ne fonctionnent pas ou s'ils ne peuvent pas contrôler une chose en particulier. Ensuite, ils sont conscients que « ça aussi, ça va passer ». Les gens heureux savent serrer les dents face à l'adversité car ils ont compris que si la vie ne peut pas être un long fleuve tranquille, les aléas ne durent pas. En fin de compte, les gens heureux sont doués pour compartimenter leurs vies. Ils ne permettent pas qu'un problème dans un domaine ne viennent contaminer le reste de leur existence.

Ils savent que c'est bien de faire le bien. Les gens heureux aident les autres en faisant du volontariat. Des recherches ont montré un lien profond entre un comportement altruiste et le bien-être, la santé et la longévité. Agir de façon bienveillante vous permet de vous sentir bien par rapport à vous-même et aux autres, et les émotions positives qui en résultent améliorent votre résistance physique et psychologique. Une étude a suivi cinq femmes ayant souffert de sclérose en plaques durant trois ans [2]. Ces femmes se sont portées volontaires pour soutenir 67 autres personnes souffrant de cette même maladie. Les résultats ont montré que ces cinq volontaires ont connu des changements positifs qui se sont révélés plus importants que les améliorations expérimentées par les patients qu'elles avaient soutenues.

Ils savent que les richesses matérielles n'occupent qu'une petite part de l'équation.Les gens heureux considèrent de façon saine la joie que pourraient leur apporter des possessions matérielles. Dans son livre Comment être heureux et le rester, Lyubomirsky explique qu'en 1940, la proportion d'Américains déclarant être « très heureux » était d'environ 7,5 sur 10 [3]. Or, à combien estimez-vous cette proportion aujourd'hui, avec les iPods, la télévision couleurs, les ordinateurs, des voitures plus rapides, et un revenu qui a plus que doublé ? 7,2. Non seulement les biens matériels ne font pas le bonheur, mais ce sont même d'importants facteurs de mécontentement. Une étude a observé l'état d'esprit de 12.000 élèves en première année universitaire, âgés de 18 ans, puis les a interrogés sur leur état de satisfaction par rapport à leur vie lorsqu'ils avaient 37 ans. Ceux qui avaient exprimé des aspirations matérialistes à 18 ans étaient moins satisfaits de leurs vies vingt ans plus tard [4].

Ils ont développé de saines stratégies pour gérer les aléas de la vie. Les gens heureux rencontrent des épisodes stressants dans leurs vies mais ils ont mis au point des stratégies gagnantes pour les surmonter. Savoir rebondir après un traumatisme fait partie des changements positifs personnels résultant de quelqu'un s'efforçant de gérer des événements existentiels très difficiles. Selon les chercheurs Tedeschi et Calhoun, il y a 5 facteurs d'amélioration après la gestion d'un événement difficile : une façon renouvelée d'apprécier la vie, la découverte d'autres manières d'aborder la vie, une plus grande force personnelle, de meilleures relations avec autrui et un essor de la spiritualité. Les gens heureux deviennent doués pour voir le bien pouvant résulter de moments difficiles.

Ils se concentrent sur la santé. Les gens heureux prennent soin de leur corps et de leur esprit et savent gérer leur stress. Se concentrer sur sa santé ne se limite pas cependant à faire de l'exercice. Les gens heureux agissent en fait comme des gens heureux. Ils sourient, ils s'investissent dans les choses et apportent un niveau optimal d'énergie et d'enthousiasme à ce qu'ils font.

Ils cultivent leurs émotions spirituelles. Selon Lyubomirsky, de plus en plus de chercheurs suggèrent que les personnes croyantes sont plus heureuses, en meilleure santé et se remettent plus facilement d'un traumatisme que les personnes laïques [5]. De plus, les auteurs Ed Diener et Robert Biswas-Diener expliquent dans leur livre Happiness: Unlocking the Mysteries of Psychological Wealth, que les émotions spirituelles sont essentielles à la richesse psychologique et au bonheur, car elles nous aident à nous connecter avec ce qui nous dépasse.

Ils savent où ils vont. Avancer dans le but d'avoir une vie qui ait un sens est l'une des stratégies les plus vitales utilisées par les gens heureux. J'ai sous-estimé l'importance du sens de la vie quand j'étais avocate, mais c'est devenu évident pour moi lorsque je me suis retrouvée au bout du rouleau. Selon Diener et Biswas-Diener, les gens heureux ont des valeurs auxquelles ils tiennent et ont des résultats qui valent la peine qu'on se donne du mal pour les obtenir.

Le grand Dr. Chris Peterson, aujourd'hui disparu, a évoqué son propre chemin vers le bonheur en ces termes : 

"J'ai passé mes premières années de jeune adulte à repousser à plus tard beaucoup de petites choses dont je savais pourtant qu'elles me rendraient heureux. J'ai eu la chance de me rendre compte un jour que je n'aurais jamais le temps de les faire, à moins de trouver ce temps nécessaire. Et c'est là que le reste de ma vie a commencé."


A mesure du temps qui passe, les gens heureux ont développé un éventail spécifique de stratégies qui leur fait voir la vie différemment - un éventail équilibré entre compétences et émotions. Et vous, qu'ajouteriez-vous à cette liste ?

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[1] Park, N., Peterson, C., & Seligman, M.E.P. (2004), "Strengths of character and well-being", Journal of Social and Clinical Psychology, 23(5), 603-619.
[2] Schwarz, C.E., & Sendor, M. (1999). "Helping others help oneself : Response shift effects in peer support", Social Science and Medicine, 48, 1563-75.
[3] Lane, R.E. (2000). "The loss of happiness in market democracies", New Haven, Yale University Press. Voir Figure 1.1, p.5.
[4] Nickerson, C., Schwartz, N., Diener, E., & Kahneman, D. (2003). "Zeroing in on the dark side of the American dream: A closer look at the negative consequences of the goal for financial success", Psychological Science, 14, 531-36.
[5] Ellison, C.G., & Levin, J.S. (1998). "The religion-health connection: Evidence, theory, and future directions", Health Education and Behavior, 25, 700-20.



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dimanche 2 décembre 2012

Résolutions amoureuses pour l'harmonie dans le couple


On prend des résolutions pour améliorer notre santé ou réduire notre tour de taille. 

Et si on prenait quelques minutes pour s'engager à adopter de bonnes habitudes amoureuses?

Caroline Bouffard, rédactrice du Canal Vie, propose ces 20 résolutions. 


On communique mieux

1- On pardonne. On se débarrasse de cette rancune qu'on traîne comme un boulet et qui empoisonne l'atmosphère.

2- On s'exprime. On arrête de bouder ou de ronger son frein et on prend l'habitude de dire au fur et à mesure ce qui nous agace, nous blesse.

3- On adopte le « je ». On essaie de ne pas employer le « tu qui tue » et on parle au « je » lors de discussions au potentiel houleux. On explique comment on se sent, plutôt que de pointer du doigt et accuser.

4- On choisit le bon moment. Le temps nous bouscule, le stress monte et on finit le souper en discutant budget, hypothèque, horaire. Brûlements d'estomac assurés. Planifiez des moments pour parler de l'organisation de la maisonnée ou pour discuter de sujets important ou épineux.

5- On respire par le nez. Vous avez la mèche courte et votre ton monte facilement? Demandez une pause pendant une discussion, pour reprendre votre calme et y voir plus clair.

On reprend contact

Si votre libido survit mal au passage du temps, à la routine ou à l'arrivée de bébé, cessez de vous mettre de la pression. Pour se remettre en appétit, on procède graduellement.

6- On se dit qu'on s'aime.

7- On s'écrit des mots doux. On les envoie par courriel ou on les glisse dans le sac à lunch.

8- On s'embrasse. Au lever, quand on quitte la maison, quand on revient du travail. On le faisait au début. Est-ce toujours le cas?

9- On se touche. On se colle sur le sofa, on s'enlace, on se tient par la main quand on marche ensemble.

10-  On se surprend. Par exemple, on lui remet, au petit déjeuner, un coupon pour un massage le soir même.

11-  On prend rendez-vous. Pour un souper en tête à tête, une soirée coquine, une marche en amoureux. Le piège, c'est de penser qu'on peut être aussi spontané qu'au début de la relation et d'attendre que le « bon » moment se présente. On risque d'attendre longtemps.

On s'amuse ensemble

12-  On réserve une gardienne sur une base régulière.

13-  On se fait des soirées cinéma. On loue un bon film, on mange devant la télé.

14-  On joue... à des jeux de société. On ressort le Monopoly, le Scrabble, le jeu de cartes. Ça change du cinéma où, bien qu'on soit ensemble, on se parle peu.

15-  On fait du sport. On choisit à deux une activité qui nous stimule et on se lance.

16-  On fait des sorties entre grands. Rien de tel qu'une soirée entre amis, sans les enfants, pour donner une bouffée d'air frais à notre humeur. La dynamique est souvent bien différente et on retrouve notre amoureux d'antan.

On prend soin de nous

Charité bien ordonnée commence par soi-même. Toutes les meilleures intentions du monde ne mèneront à rien si vous êtes claquée ou frustrée.

17-  On dort. Si on a de jeunes enfants, on s'assure de pouvoir faire la grasse matinée au moins un matin du weekend pendant que papa s'occupe des petits.

18-  On se bichonne. On renoue avec un geste beauté qu'on a négligé.

19-  On se fait bichonner. Que ce soit chez le coiffeur, le massothérapeute ou le pédicuriste.

20-  On passe du temps pour soi. On va faire une marche, on va lire un magazine au café du coin.

Source :
Canal Vie, Caroline Bouffard, rédactrice